Comment lire ces données

1. Le coefficient est de l’énergie PRIMAIRE

Le jeu ne définit nulle part son champ « coeff ». Nous l’avons reproduit par le calcul avant de le nommer : (électricité normalisée × 2,5 + combustible normalisé) ÷ surface pondérée retrouve la valeur publiée à moins de 1 % sur 99,6 % des bâtiments. Le facteur 2,5 sur l’électricité est ce qui distingue l’énergie primaire de l’énergie finale : un bâtiment tout électrique paraît donc plus gourmand qu’un bâtiment au gaz consommant autant de kilowattheures.

2. Le CO₂ est en kilos par m², pas en tonnes

Même méthode : le champ se retrouve à moins de 1 % sur 99,2 % des bâtiments par (électricité × 0,708 + combustible × 0,182) ÷ surface pondérée. Ce sont donc des kilogrammes de CO₂ par mètre carré et par an. Les deux facteurs ont été obtenus par régression sur 2 371 bâtiments sans autre combustible, jamais recopiés d’un barème.

3. C’est une consommation réelle, pas une note de bâti

Le certificat des bâtiments publics est établi à partir des consommations effectivement relevées. Un bâtiment très fréquenté, ou dont les horaires sont larges, consomme davantage qu’un bâtiment comparable peu occupé. Ce chiffre ne dit donc pas si l’isolation est bonne.

4. L’année de référence varie

De 2019 à 2025 selon les bâtiments : 186 en 2019, 613 en 2020, 654 en 2021, 529 en 2022, 1 114 en 2023, 775 en 2024, 15 en 2025. Deux bâtiments ne sont donc pas toujours comparés sur la même année, et un hiver froid pèse. Les consommations « normalisées » du jeu corrigent en partie cet effet, et ce sont elles qui entrent dans le coefficient.

5. Les valeurs aberrantes

63 bâtiments dépassent 1 000 kWh EP/m², jusqu’à 215 320 — une valeur qui ne peut pas décrire un bâtiment réel. Nous les affichons sur leur fiche et dans une section dédiée du classement, mais nous les écartons des médianes. 4 bâtiments affichent un coefficient nul.

6. Les communes sont rattachées par la géométrie

Chaque bâtiment porte un point ; nous le plaçons dans le contour communal officiel de l’IGN plutôt que de nous fier au nom de commune du fichier. Les deux méthodes concordent sur 3 880 bâtiments et se contredisent sur aucun — ce qui vaut vérification, puisqu’elles ne partagent aucun calcul. Trois communes germanophones (Sankt Vith, Büllingen, Kelmis) ne portent pas leur nom français dans le jeu : la géométrie les rattache quand même.

⚠️ Le coefficient est une consommation d’énergie primaire par m² pondéré et par an : l’électricité y compte pour 2,5 fois sa valeur. Il est calculé sur des consommations réelles d’une année donnée, et non sur la qualité du bâti — un bâtiment très occupé consomme plus qu’un bâtiment vide. 63 bâtiments dépassent 1 000 kWh EP/m² : ils sont affichés mais écartés des médianes et des classements.